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Forces françaises au Burkina Faso – Embuscade du 27 novembre : Un incident, des risques sur la sérénité de l’avenir des forces françaises

 

Peu avant l’accueil du Président français Emmanuel Macron à l’aéroport international de Ouagadougou, un véhicule de l’armée français échappait à une embuscade dans un quartier de la capitale burkinabè. Deux individus à bord d’une moto ont dégoupillé une grenade au passage de leur véhicule. Trois riverains ont été blessés dans cet incident.

Cet incident s’est produit dans un contexte où des voix s’élèvent de plus en plus pour demander le départ des troupes françaises sur le sol burkinabè, au nom de l’indépendance du Burkina Faso. L’annonce de la venue du Président français au Burkina Faso a donné plus de tonus à ces appels au départ des troupes françaises. Il leur fallait bien saisir l’opportunité de cette visite pour faire comprendre au Président français que ses forces ne sont pas les bienvenues. L’objet premier de leur présence en territoire burkinabè serait de sauvegarder les intérêts de la France et baliser le terrain pour garder sauf l’impérialisme français. C’est la conviction des organisations comme l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) et l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB).

Du côté des autorités burkinabè, la présence des forces française s’inscrit dans le cadre d’une coopération militaire entre la France et le Burkina Faso. Les militaires français seraient juste des instructeurs présents pour accompagner la formation adéquate des forces burkinabè. Il n’y aurait donc pas de forces combattantes sur le territoire burkinabè.

Les explications officielles livrées sonnent faux pour les « anti-impérialistes » qui convoquent entre autres l’extradition du Président Blaise Compaoré par l’armée française vers la Côte d’ivoire en octobre 2014. Ainsi, les forces françaises se donneraient l’autorisation d’intervenir dans les affaires politiques du Burkina Faso suivant ses intérêts du moment.

Macron à l’université, pas de Forces spéciales au campus ?

Il serait évidemment naïf de croire qu’Emmanuel Macron a été sur le campus de Zogona sans des forces spéciales françaises à ses côtés. Cependant, toutes les dispositions devraient être prises pour ne pas donner l’impression que des soldats français étaient sur le terrain. Ce terrain est très hostile et les autorités françaises ne l’ignorent pas. Simon Compaoré avait fait comprendre quelques heures avant l’arrivée de Macron que les forces burkinabè étaient à même d’assurer la sécurité de l’hôte français. Le discours ne pouvait en être autrement pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

De l’incident du 27 novembre

L’embuscade tendue aux militaires français est à condamner. Des dispositions doivent être prises pour appréhender et condamner les auteurs de cet acte. Si les auteurs de cette embuscade agissaient sous une quelconque influence des organisations burkinabè qui appellent au départ des forces françaises, ce serait alors une calamité dans la mesure où ces organisations ne mettent point de violence dans leurs appels. Par contre, si cette embuscade est le fait d’individus qui agissent sous une influence occulte et non manifestée alors, il y a de quoi craindre pour la quiétude des soldats français au Burkina Faso et des rapports entre les deux armées.

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